12 Techniques de brainstorming

Le brainstorming ou émergence d’idées permet, tout simplement, de trouver un maximum d’idées en un temps restreint pour résoudre une problématique, apporter des solutions. Mais, pour réussir ce brainstorming, il faut le cadrer que ce soit en terme de temps, d’actions, d’étapes pour qu’il soit efficace. Je vais donc vous proposer quelques techniques de brainstorming que je trouve intéressante à utiliser. Après le brainstorming, on poursuit avec une technique de priorisation des idées. Il ne s’agit pas de proposer des idées et de laisser tout ça dans un coin, mais d’aller plus loin en priorisant puis en s’engageant à la réalisation d’un plan d’actions. Aujourd’hui, je me concentre sur les techniques de brainstorming.

Les règles de bases du brainstorming

  • Pas de jugement,
  • Toute idée est bonne à prendre même si elle paraît farfelue,
  • 1 post-it = 1 idée,
  • Copier sur les autres est autorisé. Cela permet de s’inspirer les uns des autres.

Les feuilles tournantes

Celle-ci est inspirée des jeux cadres de Thiagi. Pour répondre à diverses questions et réguler le groupe, j’utilise cette technique.

Voici le déroulé :

  • Je créé 3 questions et je divise mon groupe en 3 sous-groupe. Un sous-groupe par question. Pour créer une dynamique et conserver l’attention et la motivation, j’y ajoute un timing très serré : 7 minutes pour la première question qui n’a pas encore d’idées. Le groupe aura donc le temps de trouver quelques solutions.
  • Puis, je poursuis en changeant les sous-groupes et les questions. Chaque sous-groupe se retrouve donc avec une nouvelle question. De nouveau, la durée est serrée, puisque je réduis le temps de réflexion (5 minutes). En effet, le groupe se connaît déjà et des idées sont déjà notées. Il ne reste que 5 minutes pour trouver de nouvelles idées tout en s’inspirant des premières.
  • Et, ainsi de suite jusqu’à ce que tous les groupes aient répondu à une question.

Cette technique fonctionne très bien en présentiel et en distanciel. Mais j’ai tout de même noté une ombre au tableau : les sous-groupes préfèrent une page blanche plutôt que de s’inspirer des autres.

Brainstorming inversé

Cette technique prend le problème à l’envers : au lieu de demander comment résoudre un problème, demandez comment le créer ou le rendre pire. Cela déclenche des idées créatives sur la façon de résoudre le problème. Avouons-le, en tant que français, trouver des problèmes est assez facile vu notre caractère 😉 Trêve de plaisanterie, cette technique permet de facilement trouver des solutions et d’éclaircir les solutions ainsi que les actions à mener. Elle est très efficace.

La première partie du brainstorming consiste à générer des idées pour rater ou rendre pire la problématique. Ensuite, on va inverser toutes les idées pour les rendre positives. Vous l’avez compris nos solutions apparaissent d’un coup et surtout les idées auxquelles on n’aurait pas pensé initialement. Il est toujours plus facile de partir du côté négatif 😉 Pour terminer, on va rédiger les actions qui découlent de ces idées.

Le brainstorming inversé permet, non seulement, de générer des idées, mais aussi, de mettre en place les actions.

Cf : la boîte à outils de la facilitation d’Emmanuel Brunet

Figure storming

Cette technique de brainstorming permet de se mettre dans la peau d’un personnage pour trouver des idées. Ceci permet de ne pas se brider, de changer de point de vue et de gagner en créativité. Chaque apprenant choisit une célébrité, un personnage réel ou fictif qu’ils connaissent bien voire même un membre de leur famille. Ensuite, les groupes échangent sur comment cette personne aborderait le problème. Par exemple, Comment Oprah Winfrey s’attaquerait-elle à ce problème ? L’avantage de se mettre à la place d’une autre personne peut vous aider, vous et votre équipe, à aborder le problème d’une manière différente.

Certains peuvent se sentir gênés ou hésiter à partager leurs idées créatives, mais si le nom d’une autre personne y est associé, il est plus facile de partager des idées. Un autre avantage de cette méthode : elle supprime certains obstacles à la pensée créative, comme le budget et le temps.

Double crazy 8

Cette technique de brainstorming s’utilise principalement en présentiel mais elle s’adapte aussi au distanciel. Commencez par distribuer une feuille A3 à vos participants sur laquelle se trouve 8 cases. Chaque participant doit répondre à la problématique en dessinant dans chaque case. Ils ont, pour cela, 1 minute par case. La durée étant courte, les apprenants vont à l’essentiel. Ils représentent leur idée par un dessin simple. Pas besoin d’être un grand dessinateur.

Ensuite, on partage les idées des uns et des autres pour permettre à tous de s’inspirer.

De nouveau, on repart pour un tour mais cette fois, les apprenants ont 3 minutes pour dessiner au lieu d’une minute. Ceci permet d’ajouter quelques éléments, quelques détails. Puis, tous les dessins sont affichés pour commencer une priorisation des idées.

Cette technique permet de travailler sur le design thinking et la pensée visuelle.

Cf : la boîte à outils de la facilitation d’Emmanuel Brunet

Brainwriting

C’est une variante du brainstorming où chaque personne écrit ses idées sur un bout de papier ou une plateforme numérique avant de passer son travail au participant suivant, qui construit sur ces idées. Cela permet de générer une plus grande variété d’idées et de s’assurer que tout le monde a une chance de contribuer.

Place au silence car ce brainstorming est non verbal. Tout les apprenants écrivent 3 idées liées au sujet. Laissez aux apprenants un temps réduit entre 4 et 6 minutes pour générer des idées. Ensuite, chaque personne transmet ses idées à la personne à sa droite. Celle-ci développe les idées et y ajoute des points importants ou des stratégies créatives. Après quelques minutes, chaque apprenant passe à nouveau les idées jusqu’à ce qu’il ait fait le tour complet de la table. Une fois le tour de table achevé, le groupe discute et décide quelles sont les meilleures idées à explorer.

Stratégie Disney

La stratégie Disney est utilisé par son créateur qui n’est autre que Walt Disney. Cette technique se déroule en 3 étapes :

  • L’espace créatif : créer des idées en portant la casquette du rêveur qui ne pense pas au budget financier, ni au temps et encore moins aux compétences. Toutes les idées sont les bienvenues.
  • L’espace réaliste : un peu d’ordre, on s’intéresse aux idées qui pourront réellement être mises en place.
  • L’espace critique : on affine les idées en gardant le cap et en se référant à l’objectif initial.

Cette technique est intéressante car on génère des idées et on priorise, on structure les idées pour aller jusqu’au plan d’actions.

Cf : la boîte à outils de la facilitation d’Emmanuel Brunet

Mind Mapping

Cette technique, surtout utilisée à la prise de note, peut être aussi utilisée pour créer des idées. Chaque participant créé une idée dans cette mindmap et ceci permet une représentation visuelle des idées et de leur interrelation. Cela aide à la pensée spatiale et à l’organisation des idées.

Méthode 6-3-5

Dans cette technique, 6 personnes écrivent 3 idées sur une feuille de papier en 5 minutes, puis passent leur feuille à la personne suivante. C’est une façon de générer rapidement un grand nombre d’idées.

Technique de groupe nominal

Les participants génèrent d’abord des idées individuellement, puis les partagent en groupe. Ensuite, les idées sont discutées et priorisées.

Méthode SCAMPER

C’est une checklist d’idées stimulantes pour résoudre un problème sous différents angles.

SCAMPER est un acronyme pour Substituer, Combiner, Adapter, Modifier, Proposer, Éliminer et Réorganiser.

Méthode Starbursting

Cette méthode se concentre sur la formulation de questions plutôt que sur la proposition de réponses. On commence par une idée centrale, puis on élabore des questions à partir de celle-ci. Cette technique fonctionne très bien en présentiel autant qu’en distanciel.

On part d’un sujet et chaque branche correspond à une question : qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Pourquoi ? Comment ?

Technique des Six Chapeaux de la réflexion

= Six Thinking Hats ou encore appelé les 6 chapeaux de Bono, cette technique demande à chacun d’adopter une « couleur » de chapeau (blanc, rouge, noir, jaune, vert, bleu). Chaque couleur représente une manière différente de penser (par exemple, le chapeau noir est critique, le chapeau jaune est optimiste).

Rappelez-vous qu’après le brainstorming, il est essentiel de passer par une phase de révision et de sélection des idées pour décider lesquelles méritent d’être explorées davantage.

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