Pour ou contre le photolangage

Êtes-vous pour ou contre le photolangage ? Je vous ai posé la question il y a quelques semaines, et vos réponses m’ont surprises ! Voici le résultat de vos votes.

Tout d’abord, merci d’avoir pris le temps de me répondre et de nous avoir partagé votre avis. Personne ne m’a donné un avis négatif, personne n’est contre cette activité. C’est déjà un bon point pour elle.

Quelques uns ne connaissait pas cette activité donc je vais en profiter pour l’expliquer et repartager vos pratiques de formateurs experts

Le photolangage c’est quoi ?

Le photolangage est, au départ, destiné au public adolescent pour leur permettre de s’exprimer plus facilement. Désormais, le photolangage a sa place au sein de nos formations. Que ce soit en présentiel ou en distanciel, l’utilisation du photolangage est multiple. Au départ, plutôt axé sur le développement personnel, la créativité et en travail de groupe, il existe désormais une multitude de variété.

L’objectif étant le même : faire parler. En fonction d’une question posé par l’animateur, le sujet va choisir une image qui lui parle et qui correspond à la question posée. 

Vous connaissez le dicton : une image vaut mieux que 1000 mots. Ici, on va se servir de l’imaginaire, d’une image pour conscientiser ce que l’on pense. 

Une information importante : donner du sens. Ne partez pas sur cette activité sans en expliquer le contexte et le but. Soyez également ouvert aux réticents qui n’apprécient guère ce type d’activité et laissez-les s’exprimer à leur manière. Je vous rappelle le but de cette activité : faire parler.

Comment construire cette activité ?

Pour créer un photolangage, commençons par le début : poser une question. Tous les apprenants vont s’exprimer autour de cette question à travers des images qu’ils vont sélectionner et ils vont s’exprimer les uns après les autres.

Prenez le temps de préparer votre photolangage. Au-delà du choix des photos, la préparation nécessite de fixer un objectif clair. Posez-vous simplement la question : qu’est-ce que je veux faire avec ce photolangage ?

Puis, scénarisez votre activité : qui commence ? Dans quel ordre ? Il va de soi de commencer par introduire le sujet, donner le contexte puis l’objectif. N’oubliez pas de donner du sens. Ne négligez pas cette étape en animation car il en va de l’engagement de vos participants.

Ensuite, vous allez sélectionner des images ou reprendre une planche d’image toute prête comme celle-ci.

Laissez un temps, quelques minutes à votre groupe pour regarder les images, se les approprier. Une fois que tous ont choisi leur image on va débriefer !

Chacun à son tour, on s’écoute ! Chaque apprenant va expliquer pourquoi i la choisi cette image en lien avec la question initialement posé. En quoi cette image l’a marquée. Maîtrisez votre temps pour que tous s’expriment sans que cela ne prenne plusieurs heures. N’hésitez pas à mobiliser un time keeper.

Planche d’images

Après avoir fixer votre objectif, votre question pour ce photolangage, n’y a plus qu’à sélectionner les images. Cette étape est selon moi la plus difficile car le choix des images parle à chacun et si c’est moi qui les choisies, le risque qu’elle me parle toute à moi et pas aux autres est grand ! Pour ma part, je préfère utiliser des planches existantes. Pour cela, j’utilise ce jeu que beaucoup connaissent : dixit. Téléchargez votre planche d’images juste ici.

Si vous êtes plus à l’aise, créez votre planche d’images vous-même et lancez votre activité !

Vos avis

Je vous ai dit au début de l’article que j’avais reccueilli vos avis mais quels sont-ils ? Voici une vue 360 de ce que vous pensez :

  • Pour : vous êtes 16 formateurs à être pour cette activité et à la pratiquer.
  • Contre : 3 formateurs ne la pratiquent pas et ne sont pas à l’aise pour l’animer. Certains ont remonté le fait que cette activité était trop utilisé notamment avec le jeu Dixit ce qui devient redondant pour les participants qui n’en voient plus l’intérêt.
  • Ni pour ni contre : un formateur n’a pas d’avis sur le sujet.
  • Maîtrise obligatoire : 4 formateurs insistent sur l’importance de maîtriser l’outil surtout dans l’analyse qui s’en suit ainsi que l’interprétation que l’on en fait. De plus, il faut être capable de gérer les profils qui refusent l’activité ou qui ne sont pas à l’aise avec.
  • En parfaite maîtrise : 2 formatrices créées elles-mêmes leurs planche d’images selon les groupe qu’elles ont en formation.
  • Inconnu au bataillon : 2 formateurs ne connaissaient pas l’activité
  • Jamais pratiqué mais utilisé : 2 formateurs ont participé à ce type d’activité mais ne l’ont pas animé.

Les points d’attention

  • vérifier que le public s’y prête
  • éviter que tous les formateurs proposent cette activité : diversifier les approches.
  • à utiliser pour des questions auxquelles on gère les réponses. En effet, restez dans votre cadre d’expertise et poser des questions simples comme les attentes de la formation. Vous devez y trouver un intérêt pour vous et vos apprenants.

Une alternative ?

Que pourriez-vous utiliser à la place du photolangage ? Rappelez-vous de l’objectif principal ? Faire parler. Alors, que pourriez-vous utiliser ? Pourquoi pas un brainstorming où chacun donnerait son ressenti, une météo pour donner son état d’esprit du moment ou pourquoi pas une nuage de mots. Laissez votre créativité s’exprimer et répondez-moi dans les commentaires.

Télécharger une planche de photolangage

https://paulyformation.systeme.io/0bdaac3b

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